Faire reculer l'insécurité

Garantir la sécurité des Français, c'est d'abord donner à la Justice les moyens d'un bon fonctionnement. Car, aujourd'hui, l'Etat et la Justice sont incapables de faire respecter la loi. L'Etat ne fait pas son métier quand la nation consacre plus d'argent à la SNCF qu'au total du budget de la police et de la Justice. Les prisons sont pleines, un tiers des peines d'emprisonnement n'est pas exécuté. Trop d'affaires sont classées sans suite et les victimes sont écouragées de porter plainte. Les policiers sont lassés de devoir arrêter les délinquants qu'ils ont déjà interpellés la veille et qui ont été relâchés le soir même. A l'insécurité, s'ajoute aujourd'hui le sentiment d'impunité. La première fonction du Président de la République et le premier des devoirs de l'Etat sont d'assurer la sécurité des personnes et des biens.

Une police plus efficace

Donner à la police les moyens de s'attaquer en priorité au noyau dur de la délinquance dans les quartiers et les cités et démanteler les réseaux de trafiquants (moyens d'information, lois sur les repentis, et protection de l'infiltration…).

Alléger le droit pénal et réformer les procédures pénales afin de faciliter le travail de la Justice et de la police.

Réorganiser et redéployer police, gendarmerie et forces mobiles pour faire en sorte que les policiers soient en face de la délinquance, dans les zones de la délinquance aux heures de la délinquance.

Faire respecter la police en sanctionnant fortement les auteurs d'outrages, de menaces, d'agressions contre les policiers et leurs familles.

Développer une coordination locale impliquant tous les acteurs de la sécurité et de la prévention sous l'autorité du maire.

De vrais moyens pour la Justice

Engager un plan Orsec pour la sécu-rité et la Justice de deux milliards d'euros par an.

Construire de nouvelles prisons et humaniser les conditions de détention, augmenter le nombre de places disponibles pour faire face aux condamnations prononcées.

Définir une nouvelle politique pénale en direction des mineurs délinquants, pour sanctionner fermement les premiers actes de la délinquance et créer une palette d'établissements spécialisés adaptés pour les accueillir.

Donner des moyens aux magistrats du pôle financier pour que justice soit faite sur les "affaires", les actes de corruption, les trafics d'influence qui empoisonnent la vie française et qui donnent le sentiment qu'il n'y a plus d'égalité devant la loi. Si on veut parler de tolérance zéro et de lutte contre les trafics en tous genres dans les cités, "en-bas", il faut appliquer la tolérance double-zéro "en-haut".

La politique de fermeté vis-a-vis de la délinquance doit s'accompagner d'une politique énergique pour réintégrer les cités et les quartiers qui aujourd'hui font France à part.