Social :

Les libéraux ont toujours été les défenseurs d'une certaine protection sociale. L'histoire nous rappelle, là encore, qu'ils ont été les promoteurs dès l'origine, et dans un même mouvement, tant des libertés syndicales et sociales que des libertés économiques. Ce sont eux qui furent, au siècle dernier, les initiateurs des premières institutions de protection sociale, qu'il s'agisse des assurances maladies ou de l'assurance chômage. Fondées sur le principe mutualiste de la libre association, elles s'inscrivaient dans la droite ligne d'une philosophie de la liberté et de la responsabilité humaine.
Le Figaro, 29/06/00

Lorsque sur le même palier cohabitent deux familles, deux familles semblables, dont l'une travaille dur pour gagner un maigre SMIC, quand l'autre gagne tout autant sans travailler, il y a désordre social. Peu importe d'ailleurs l'origine de cette situation : soit que l'on tire un peu la ficelle des revenus de l'assistance en bricolant au noir, soit le plus souvent qu'on finisse par baisser les bras devant tant de portes qui se ferment quand on cherche un emploi.
Discours IDA, Ballan-Miré, 09/09/95

Quand on enferme des familles entières dans l'assistance, quand on les laisse perdre espoir et baisser les bras, ce n'est pas de l'argent que l'on gaspille, ce sont des vies que l'on gâche.
Le Monde 16/05/97

Si je dis cela, c'est pour les enfants qui finissent par perdre tout lien entre l'argent et le travail, qui s'installent dans une culture de l'assistance. Je ne veux pas, je n'accepte pas que l'on soit Rmiste de père en fils. La pauvreté héréditaire, c'est un scandale social.
Discours IDA, Ballan-Miré, 09/09/95

Ce que je combats aujourd'hui, c'est que par défaut d'insertion on laisse des familles entières perdre espoir, baisser les bras et s'installer dans l'assistance et la dépendance.
Repenser la justice sociale 03/12/96

La situation la plus inacceptable, la plus dangereuse pour notre société, c'est une situation où la mobilité sociale est en panne et où le RMI devient héréditaire.
Discours Paris-La Cigale

Il s'agit de mettre en place un mécanisme de revenu minimum garanti par un complément sur la feuille de paie.
Discours, Un libéralisme politique 17/10/98

Je propose de transformer, chaque fois qu'on le peut, le revenu minimum d'insertion en activité minimum rémunérée.
Discours, Un libéralisme politique 17/10/98

Chaque personne, même dans les pires détresses, a une capacité d'être utile à la société et ce sentiment est nécessaire à la dignité de sa personne.
Le Nouveau Contrat Social des Libéraux, Sociétal Octobre 1997

La première dignité de la personne, c'est l'estime de soi, celle que l'on trouve au fond de soi-même ou dans le regard de ses enfants, lorsqu'on vit de son travail et du sentiment d'être utile. Etre considéré, c'est autre chose qu'un pion, un laissé pour compte, un numéro de dossier d'assistance.
Discours IDA, Ballan-Miré, 09/09/95

je pense à cette phrase de l'historien Michelet : "Tant qu'il y aura de mes compatriotes qui camperont aux portes de la cité, sans pouvoir y entrer, cette cité ne sera pas la mienne".
quand les autruches relèveront la tête 1995

Il faut aujourd'hui inventer, imaginer. On n'a jamais dépensé autant pour le social et il n'y a jamais eu autant de pauvreté. Sur la politique du logement par exemple, nous dépensons chaque année de quoi construire 300.000 logements et les donner gratuitement à 300.000 familles françaises. Malgré cela, il y a des gens qui n'ont pas de toit. Cela prouve qu'on dépense mal.
Le Monde 16/05/97

La situation sociale est explosive. On ne peut pas accepter que des enfants aient faim dans les écoles, que des familles soient aussi mal logées, que des parents aient peur pour l'avenir de leurs enfants.
Le Monde 16/05/97

Il serait absurde d'opposer progrès économique et progrès social ; le progrès social n'est pas durable sans prospérité économique. Je n'entends pas réduire la société à la seule logique de l'économie marchande. Il convient de se donner une ambition plus haute : valoriser la personne humaine et ses richesses intérieures.
Le Figaro-Magazine 10/02/96

Il nous faut aujourd'hui imaginer et construire le contrat social libéral d'une société moderne qui sache tirer les leçons de la crise de l'Etat-providence tout en restant fidèle à l'idéal de justice sociale de notre modèle européen.
Le Nouveau Contrat Social des Libéraux, Sociétal Octobre 1997

Il n'y a pas de progrès social sans progrès économique. Il n'y a pas de progrès économique sans confiance dans les libertés économiques.
Le Nouveau Contrat Social des Libéraux, Sociétal Octobre 1997

Sécurité sociale :

Si nous voulons sauver nos sécurités sociales, il va falloir là encore, faire œuvre de réforme. Les pires adversaires de nos acquis sociaux sont aujourd'hui le conservatisme et l'immobilisme.
Chers Compatriotes 1994

La "sécu" comme on dit, est chère aux Français dans les deux sens du terme : ils la trouvent onéreuse, mais ils la chérissent. On ne veut pas d'une sécu sociale "à deux vitesses" et pourtant on voit se profiler deux catégories de Français : ceux qui, par leurs moyens ou leur situation professionnelle peuvent bénéficier d'une mutuelle complémentaire, et les autres.
Chers Compatriotes 1994

ce n'est pas en mettant un contrôleur derrière chaque médecin, ou derrière chaque ordonnance que l'on gérera mieux notre protection sociale, c'est en favorisant à tous les niveaux des comportements responsables.
Le Figaro Magazine 10/02/96

Le meilleur contrôle des dépenses sociales n'est pas le contrôle bureaucratique ; c'est celui de la responsabilité. La responsabilité de ceux qui assurent et de ceux qui soignent.
Le Contrat avec les Français 1997

Il faut que chacun sache pour quoi il cotise et pour quoi il paie des impôts.
Chers Compatriotes 1994

La question n'est pas de savoir quel est le bon pourcentage d'évolution des dépenses de santé mais de savoir si on donne aux professionnels de la santé, la possibilité et les moyens de faire une bonne médecine.
Le Quotidien du Médecin 25/11/97

La réussite d'une réforme de l'assurance maladie dépendra de l'autonomie qu'on donnera aux caisses et tout particulièrement aux caisses régionales. Devenues autonomes et responsables, les caisses régionales pourraient alors avoir la liberté de négocier avec les médecins, les hôpitaux, les cliniques, les prestations de santé dans les meilleures conditions.
Le Contrat avec les Français 1997

je crois à l'utilité de la concurrence des caisses entre elles, y compris l'ouverture de la concurrence avec les mutuelles voire les assurances privées, à condition toutefois que l'on maintienne le système de solidarité nationale et que l'on se donne les moyens d'interdire et d'empêcher des risques et la discrimination. Ce que je refuserai toujours, c'est un système de sécurité sociale à plusieurs vitesses.
Le Quotidien du Médecin 25/11/97

je pense qu'une réforme efficace du système de l'assurance-maladie passe par davantage de responsabilisation des acteurs et non par une étatisation qui dilue les responsabilités.
Le Quotidien du Médecin 25/11/97

Si l'on refuse le rationnement administratif de la santé et que soient faites de nouvelles économies sur la santé des Français, il nous faut construire une économie de la santé c'est-à-dire une économie d'acteurs responsables avec des règles du jeu à tous les niveaux, à commencer par les caisses qui favorisent l'exercice de leur responsabilité.
Le Figaro 07/07/98

Pourquoi demander aux médecins de contribuer à boucher le trou de la Sécurité sociale au nom d'on ne sait trop quelle responsabilité collective, et ne pas appeler les hommes politiques ou les fonctionnaires à participer au comblement des déficits budgétaires ou à payer la facture des nombreux gaspillages de l'argent public ?
Le Figaro 07/07/98

Socialisme :

Une politique libérale est la seule vraie politique alternative à la politique du nouveau socialisme d'aujourd'hui parce qu'il ne reste rien du socialisme que nous combattions dans les années 80. Il a été enterré avec la chute du mur de Berlin et Tony Blair. Qui fait encore aujourd'hui l'éloge de la dépense publique, des nationalisations, du contrôle des prix, de la monnaie, de la télévision ou de la radio ? Mais si les socialistes ont changé, ils continuent de prolonger la pensée dominante du XXème siècle, à savoir une confiance exagérée dans l'Etat et dans l'action collective.
Le Figaro 04/09/98

Certes les socialistes ont changé, ils ont bougé, ils découvrent 40 ans après tout le monde l'économie de marché. Il vaut mieux apprendre à lire à 50 ans que de rester analphabète toute sa vie, mais il n'y a pas de quoi crier au miracle. Ils découvrent l'économie de marché mais je crois qu'ils ne comprennent toujours pas ce nouveau monde. Et d'ailleurs comment peut-on faire confiance à ceux qui se sont trompés avec tant de constance depuis trois décennies, pour éclairer l'avenir.
Discours DL, Porticcio 21/09/99


Statu Quo :

quand l'histoire s'accélère, nous n'avons ni le droit, ni le temps de prendre le risque de la timidité. Aux partisans du statu quo, aux partisans des demi-mesures, des demi-réformes, à ces vrais conservateurs toujours à la recherche d'un faux alibi, nous disons : il n'y a pas de plus grand risque que de ne pas prendre de risque. Soyons déterminé et sans complexes.
Discours IDA Paris 12/10/94

A chaque instant les forces nombreuses du statu quo se font entendre, pèsent sur l'opinion, empêchent les hommes politiques d'aller jusqu'au bout de leur volonté de réforme en réduisant leur marge d'action. A leur porte une pancarte "Ne pas déranger". A leurs revers, un badge "Touche pas à mes privilèges ". Nous leur disons : "Ça suffit ! nous ne sommes pas décidés à vous laisser davantage bloquer la France".
Discours Lyon IDA 10/05/94


Sécurité :

Le premier devoir de l'Etat, c'est la sécurité. Faire en sorte que la Loi soit respectée partout en France. La justice veut que les bons citoyens soient tranquilles et que les mauvais ne le soient pas.
Discours IDA Paris 12/10/94