|
|
Paritarisme : L'étatisme
chasse le paritarisme. L'intervention législative étouffe
le contrat. La refondation s'impose. Arrêtons
de dire qu'il faut partager l'emploi, arrêtons de laisser croire
qu'on peut régler le problème du chômage en travaillant
moins ! Il faut multiplier les emplois nouveaux et non partager les
emplois existants. Le travail est par
nature illimité car les besoins des hommes sont illimités. L'avenir est au temps
libéré et non au temps encadré.
L'idée même d'enfermer le travail dans une norme hebdomadaire
et à plus forte raison la norme réduite des 35 heures, constitue
une aberration au moment où nous vivons une formidable révolution
en matière d'emploi. Dans
le brouillard des idées de tout ce qui entoure l'emploi, on confond
trop souvent l'aménagement du temps de travail qui est bénéfique
avec le partage du travail qui est une fausse bonne idée, économiquement
stérile. L'idée
même de partage du travail est un non-sens économique : c'est le retour
de la vieille idée malthusienne selon laquelle il n'y a pas assez de travail
pour tous. Les emplois ne sont pas à partager mais à inventer et à multiplier.
La politique c'est
l'art de rendre possible ce qui est nécessaire.
Il faut rénover
notre vie politique. Réconcilier les Français avec la politique
en montrant que la politique n'est pas un monde fermé, en rappelant
que tout citoyen peut entrer en politique et que les représentants
des électeurs sont aussi des hommes ordinaires, soumis aux mêmes
lois et aux mêmes contraintes. En montrant que le rôle des
partis en démocratie, ce n'est pas seulement de s'organiser pour
s'emparer du pouvoir, se partager le pouvoir, conserver le pouvoir. Une bonne politique
économique repose sur 3 piliers : Il
faut apprendre à gouverner autrement et mettre en ouvre un "reengineering"
de l'Etat comme on l'a fait dans les entreprises. Je propose pour cela
qu'on utilise comme fil conducteur le principe de subsidiarité
: ce que les citoyens, les entreprises, les associations sont capables
de faire, il faut le leur laisser faire. Ce que les collectivités
locales font mieux que l'Etat, il faut le leur laisser faire. Si
la décentralisation consiste à faire redescendre le possible
au sein d'une structure hiérarchique, la subsidiarité consiste
au contraire à faire remonter le nécessaire. Elle implique
un partage entre la puissance publique et la société civile.
L'Etat n'est là que pour apporter son aide subsidiairement aux
personnes et aux communautés de personnes. A l'intérieur
de la sphère publique, la subsidiarité consiste à
placer la décision le plus près possible des personnes concernées,
aussi longtemps qu'il n'est pas nécessaire de passer à l'échelon
supérieur. C'est là un principe remontant et non descendant.
Un principe porteur en lui-même d'une logique de recul du pouvoir
politique sur la société civile. C'est bien l'individu qui
délègue une part de sa souveraineté aux instances
politiques, locales, régionales, nationales ou européennes
et non l'inverse. C'est le peuple qui possède un gouvernement et
non pas le gouvernement qui possède un peuple.
Le libéralisme conduit à une remise en cause des privilèges,
des réseaux de connivence et de pouvoir, de gauche comme de droite,
qui se sont construits au fil des décennies. La nomenklatura française,
on peut le comprendre, n'aime pas les idées qui remettent en cause
son pouvoir et ses privilèges. Elle rêve d'une perestroïka,
c'est-à-dire de demi-réformes, de demi-mesures qui infléchissent
le système tout en préservant les privilèges.
|