Paritarisme :

L'étatisme chasse le paritarisme. L'intervention législative étouffe le contrat. La refondation s'impose.
Libération 31/01/00

Partage du travail :

Arrêtons de dire qu'il faut partager l'emploi, arrêtons de laisser croire qu'on peut régler le problème du chômage en travaillant moins ! Il faut multiplier les emplois nouveaux et non partager les emplois existants.
Quand les Autruches relèveront la tête, 1995

Le travail est par nature illimité car les besoins des hommes sont illimités.
L'EDJ 12/03/98

L'avenir est au temps libéré et non au temps encadré.
Les Echos 14/10/97

L'idée même d'enfermer le travail dans une norme hebdomadaire et à plus forte raison la norme réduite des 35 heures, constitue une aberration au moment où nous vivons une formidable révolution en matière d'emploi.
Les Echos 14/10/97

Dans le brouillard des idées de tout ce qui entoure l'emploi, on confond trop souvent l'aménagement du temps de travail qui est bénéfique avec le partage du travail qui est une fausse bonne idée, économiquement stérile.
Les Echos 14/10/97

L'idée même de partage du travail est un non-sens économique : c'est le retour de la vieille idée malthusienne selon laquelle il n'y a pas assez de travail pour tous. Les emplois ne sont pas à partager mais à inventer et à multiplier.
Les Echos 14/10/97


Politique :

La politique c'est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire.
Discours IDA, Paris-Salle Wagram, 09/03/94

Il faut rénover notre vie politique. Réconcilier les Français avec la politique en montrant que la politique n'est pas un monde fermé, en rappelant que tout citoyen peut entrer en politique et que les représentants des électeurs sont aussi des hommes ordinaires, soumis aux mêmes lois et aux mêmes contraintes. En montrant que le rôle des partis en démocratie, ce n'est pas seulement de s'organiser pour s'emparer du pouvoir, se partager le pouvoir, conserver le pouvoir.
Discours Réconcilier les Français avec la politique 27/02/96


Politique économique :

Une bonne politique économique repose sur 3 piliers :
une bonne fiscalité au service de l'emploi
une bonne finance capable d'alimenter le financement des entreprises
de bonnes finances publiques

Principe de subsidiarité :

Il faut apprendre à gouverner autrement et mettre en ouvre un "reengineering" de l'Etat comme on l'a fait dans les entreprises. Je propose pour cela qu'on utilise comme fil conducteur le principe de subsidiarité : ce que les citoyens, les entreprises, les associations sont capables de faire, il faut le leur laisser faire. Ce que les collectivités locales font mieux que l'Etat, il faut le leur laisser faire.
Les Echos, 12/05/97

Si la décentralisation consiste à faire redescendre le possible au sein d'une structure hiérarchique, la subsidiarité consiste au contraire à faire remonter le nécessaire. Elle implique un partage entre la puissance publique et la société civile. L'Etat n'est là que pour apporter son aide subsidiairement aux personnes et aux communautés de personnes. A l'intérieur de la sphère publique, la subsidiarité consiste à placer la décision le plus près possible des personnes concernées, aussi longtemps qu'il n'est pas nécessaire de passer à l'échelon supérieur. C'est là un principe remontant et non descendant. Un principe porteur en lui-même d'une logique de recul du pouvoir politique sur la société civile. C'est bien l'individu qui délègue une part de sa souveraineté aux instances politiques, locales, régionales, nationales ou européennes et non l'inverse. C'est le peuple qui possède un gouvernement et non pas le gouvernement qui possède un peuple.
Le droit du plus faible 1999

Privilèges

Le libéralisme conduit à une remise en cause des privilèges, des réseaux de connivence et de pouvoir, de gauche comme de droite, qui se sont construits au fil des décennies. La nomenklatura française, on peut le comprendre, n'aime pas les idées qui remettent en cause son pouvoir et ses privilèges. Elle rêve d'une perestroïka, c'est-à-dire de demi-réformes, de demi-mesures qui infléchissent le système tout en préservant les privilèges.
Paris-Match, 05/06/97