Jeunes :

Le modèle de la jeunesse aujourd'hui, ce n'est plus le bureaucrate ou le guérillero barbu de mes 20 ans, c'est celui qui prend des risques ou des initiatives. C'est le chef d'entreprise ou le médecin sans frontières.
Discours PR, Fréjus, 06/06/87

Justice sociale :

L'Etat Providence, c'est la réponse longtemps donnée au besoin de justice sociale. Nul plus que moi ne ressent ce besoin. J'ai d'ailleurs été un de premiers à avoir défendu l'idée d'un revenu minimum et cela fait longtemps que je mets l'accent sur le retour de la "question sociale". Dans le même temps, je constate la crise de l'Etat Providence.
L'idéal social dont je me réclame, c'est l'émancipation et la solidarité, pas la tutelle. Les échecs de l'Etat Providence ne doivent pas enterrer le concept de justice sociale. Il faut prêter une attention particulière à ceux qui souffrent, à ceux qui se sentent exclus, à ceux qui ne savent se faire entendre ou que personne ne veut entendre.
Le Nouvel Observateur, 22/02/96

Il existe une autre approche de la justice sociale, une autre conception du progrès social pour tous, permettant de sortir les hommes de la pauvreté et de l'exclusion, d'assurer de vraies sécurités sociales, de libérer la générosité, de maximiser les chances de chacun dans la vie.
Discours " Repenser la justice sociale ", 03/12/96

Pourquoi d'abord la justice sociale ? Parce qu'il y a urgence. Il existe une France profondément meurtrie, une France d'où monte une sourde protestation. Ils sont de plus en plus nombreux ceux qui se disent : "cette société n'est pas faite pour moi ni pour mes enfants". Ils ont du mal à se faire entendre ceux qui se disent qu'il existe deux poids et deux mesures, que décidément la loi n'est plus la même pour tous. Selon que vous serez puissant ou misérable... nous rappelle un refrain à la mode, venu de l'ancien régime.
Ecoutons les plus pauvres, les plus démunis, les plus petits d'entre nous, ceux qui font les frais de nos systèmes bloqués. Ne pas y prêter attention serait faire preuve de non-assistance à Français en danger.
Chers compatriotes 1994

Justice :

L'Etat n'a plus aujourd'hui les moyens de traiter la délinquance et de faire respecter la loi pénale.
On assiste impuissant à une sorte de gigantesque embouteillage de la Justice.
Le risque d'être condamné, d'exécuter une peine à la mesure des faits reprochés diminue.
Quand ce risque diminue, la délinquance augmente, en asphyxiant un peu plus la Justice.
Il n'y a pas de solution au problème de la sécurité des Français sans la mise en place préalable d'un plan ORSEC pour la Justice.
Le Figaro, 08/12/99

Il faut renforcer considérablement les moyens de la Justice.
Le Figaro, 25/01/00

Il faut mettre fin à cette exception française qui place l'Etat au-dessus des lois. En matière de responsabilité, l'Etat s'est donné un droit d'exception, un droit administratif, avec sa juridiction est ses juges. Juges dont personne ne s'interroge d'ailleurs sur les garanties d'indépendance.
Le Figaro, 25/01/00

La justice n'est pas une institution comme les autres. C'est un service essentiel, le recours de la liberté contre l'arbitraire, la protection des faibles contre les puissants.
Le Contrat avec les Français, 1997