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Je
me refuse à voir dans l'immigration une catastrophe pour la France
et je ne pense pas, comme le disent certains, que l'immigration soit responsable
de notre chômage. Une
société libre n'a pas peur des différences entre
les hommes, bien mieux, elle recherche même ces différences
parce qu'elles sont sources d'enrichissement mutuel. Si nos compétences,
nos talents, nos productions, étaient les mêmes, nous n'aurions
rien à échanger.
Dans un Etat de droit, un immigré en situation irrégulière
doit être soit régularisé, soit expulsé, soit
condamné et emprisonné. Pour
faire de bonnes entreprises, il faut de bonnes finances et pour avoir
de bonnes finances, il faut de bonnes finances publiques. Mais il faut
aussi une bonne fiscalité, une fiscalité plus favorable à l'argent qui
s'investit dans l'entreprise qu'à l'argent qui dort, afin d'encourager
les placements dans les petites et les moyennes entreprises, de favoriser
les fonds propres et l'investissement, la création et le développement
d'entreprises nouvelles, une fiscalité aussi plus favorable aux transmissions
d'entreprises, une fiscalité plus favorable au travail par la réforme
de l'impôt sur le revenu. Plus
on taxe le travail, plus on le décourage. Trop d'impôt
tue l'impôt. Qu'on
ne nous dise pas que baisser les impôts n'est pas une solution responsable.
C'est le contraire que démontre l'expérience. Pour laisser aux Français une part plus grande du fruit de leur travail, c'est tout le système des impôts, des charges sociales qu'il faut revoir globalement. La France surtaxe
sa matière grise. Les prélèvements obligatoires ont depuis longtemps dépassé la limite du supportable au risque d'étouffer l'économie et de se retourner contre l'Etat-providence. Un
sentiment d'injustice. Voilà ce qu'éprouvent aujourd'hui
beaucoup de nos compatriotes. Trop nombreux sont les Français qui
pensent avoir perdu toute chance ou même n'avoir jamais eu leur
chance ; qui estiment que cette société n'est pas faite
pour eux et qui trop souvent se disent "Ce n'est pas juste".
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