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Homme : Tout
homme en vaut un autre, mais un homme humilié, blessé dans
sa dignité vaut qu'on lui porte dix fois plus d'attention. Ce
ne sont pas les hommes qui sont en cause, mais les règles du jeu
qui leur permettent ou non de donner le meilleur d'eux-mêmes. Accroître le
rôle de l'homme dans la société. L'homme
est libre, libre de faire le bien comme le mal et c'est cette liberté
qui fonde sa responsabilité. Sa responsabilité devant Dieu
diront les uns, devant la raison diront les autres ; qui fonde sa dignité,
l'égale dignité de tous les êtres humains. Le véritable
capital c'est l'homme. La
tâche qui nous attend c'est celle de savoir valoriser l'homme malmené
par les bureaucraties, celle qui consiste à remettre l'homme au
cur de la société. L'homme de la pensée
libérale est tout le contraire d'un individu solitaire. Je pense à
cette belle phrase de Saint-Exupery dans "Terres des hommes". L'homme
est libre de faire le bien comme le mal, et c'est cette liberté
qui fait de lui une personne responsable et qui fonde l'égale dignité
de tous les êtres humains. Au cur de nos convictions libérale
se trouve l'affirmation de la primauté de la personne humaine sur
tous les pouvoirs, la volonté de protéger ses droits fondamentaux
et la confiance en la capacité de chaque homme à gouverner
sa propre vie. Le libéralisme est une philosophie de la souveraineté
de la personne et non de la souveraineté de l'Etat. Il est en cela
un humanisme. Ce que je défends
avant tout, c'est l'humanisme libéral, c'est-à-dire le système
de valeurs, d'institutions et de droit qui précède et sous-tend
l'efficacité du marché. L'humanisme
libéral est le grand message moderne dont on a besoin pour construire
le nouveau monde.
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