Famille :

Chaque fois que nous prendrons un franc de moins dans le budget des familles, nous ferons un pas dans la bonne direction. Chaque fois que nous laisserons les familles décider à la place des bureaux ce qui est bon pour elles, nous ferons un autre pas dans la bonne direction.
Discours IDA Lyon 10/05/94

La famille est le cadre naturel de la protection de l'enfant et de la continuité de la vie. Elle est un pôle de stabilité de notre société. Et l'on ne voit que trop les dégâts de l'éclatement et de la déstructuration des familles. Mais défendre la famille, ce n'est pas défendre un modèle unique et obligatoire : il faut bien aujourd'hui reconnaître qu'il existe pour l'enfant, différentes formes de familles à côté du mariage, comme l'union libre, les familles monoparentales ou les familles recomposées qui justement au nom de l'enfant méritent une égale attention.
Libération, 02/11/98

Femmes :

Il n'y a pas de liberté sans responsabilité, et remarquez comme la langue française fait bien les choses, le pouvoir est un nom masculin, la liberté est un nom féminin.

L'engagement des femmes en politique n'est pas seulement le résultat d'une obligation législative. Pour nous libéraux, cet engagement des femmes en politique porte une belle promesse : la promesse de pouvoir changer la société pour plus de liberté et de responsabilité.

Fonctionnaires :

Je ne pense pas qu'il soit de bonne politique de fermer toutes perspectives d'améliorer la situation des fonctionnaires. J'ai dit à quel point la récompense du travail, du mérite et de l'effort était, à mes yeux, le moteur du dynamisme d'une société. Ceci doit être vrai pour les salariés du public comme pour ceux du privé.
Quand les autruches relèveront la tête 1995

L'amélioration des salaires du privé se fait en fonction de la croissance de l'économie et de celle de leur entreprise, en fonction de leur productivité. Or, il existe, on le sait, dans l'administration et les services publics, de formidables gisements de productivité. Il ne faut donc pas faire de procès aux fonctionnaires, mais plutôt leur proposer un projet, devenir les acteurs d'un grand contrat de modernisation de l'Etat et des services publics.
Quand les autruches relèveront la tête 1995

C'est dans la réorganisation de l'Etat et les gains d'efficacité qui en résulteront que les fonctionnaires trouveront avantages et responsabilités. Car une telle transformation de l'Etat peut non seulement contribuer à améliorer leur situation, mais encore rendre leurs tâches beaucoup plus intéressantes.
Quand les autruches relèveront la tête 1995

je souhaite offrir un projet aux fonctionnaires, en en faisant des acteurs de la modernisation de l'Etat et en développant leur intéressement aux résultats des réformes nécessaires.
Le Monde 12/01/00

Il ne saurait y avoir de grand soir des avantages acquis, car ils résultent de contrats qu'on ne saurait remettre ne question unilatéralement et à partir desquels des hommes et des femmes ont fait des projets de vie.
Le Monde 12/01/00

je me garderai bien d'avoir une approche trop globale de la réduction des effectifs. Car il est des secteurs dans lesquels il faut davantage de fonctionnaires, comme la justice et l'enseignement supérieur.
La Tribune 15/05/97

Formation :

Mobiliser les entreprises dans un devoir national d'insertion et de formation.
Quand les autruches relèveront la tête 1995

c'est toute une jeunesse que l'on a poussée dans une course aux diplômes effrénée, toute une jeunesse dont les diplômes dévalués aujourd'hui vont susciter la frustration demain. Et si le Bac ne vaut plus grand chose, celui qui ne l'a pas vaut moins que rien. Le résultat, c'est un fossé qui se creuse entre les Français et la politique.
Discours Réconcilier les Français avec la politique, Levallois 27/02/96

Ni le diplôme, ni l'échec scolaire ne doivent être des verdicts à vie. L'éducation et la formation doivent se développer tout au long de la vie. Ceux qui n'ont pas pu réussir un diplôme quand ils étaient jeunes devraient disposer d'un capital de la deuxième chance, pour reprendre leurs études ou compléter leur formation après une première expérience professionnelle.
Le Contrat avec les Français, 1997

France / Français :

chaque Français a un nom, une histoire, une personnalité et même dans les plus sombres détresses une capacité de faire quelque chose d'utile pour la société, une capacité à être autre chose qu'un numéro sur les dossiers d'assistance de l'administration.
Discours, réconcilier les Français avec la politique, 27/02/96

Il est normal qu'un enfant qui a été scolarisé et éduqué en France devienne Français par ce fait même. Et l'idée d'une manifestation de la volonté même si elle devait se faire plus tôt est en soi une bonne chose.
Le Figaro, 16/12/97

je pense d'abord aux Français et à notre communauté de destins. Avoir fait de grandes choses ensemble, et vouloir en faire encore selon la formule de Renan. Ce peuple indiscipliné qui sait se réunir et trouver au plus profond de lui-même aux heures les plus dramatiques de son histoire, la ressource nécessaire au sursaut.
Quand les autruches relèveront la tête 1995

La France est plus que la simple addition des Français. Malgré sa prodigieuse diversité, ses multiples contradictions et ses crises intérieures, la France témoigne d'une unité comme seule peut en forger une longue histoire collective. Ce seul nom, la France, éveille tant de sentiments enfouis en chacun de nous.
Discours " Pour faire bouger la France ", IDA Paris 12/10/94

La France est porteuse d'un destin singulier. Elle ne saurait être le jouet de la fatalité, cet autre nom de la résignation. Dans ce nouveau monde qui s'organise, elle ne saurait avoir de petite ambition. Il ne s'agit pas seulement de redécouvrir les voies qui permettent de créer des richesses, il ne s'agit pas seulement de retrouver la croissance, mais encore de lui donner un sens. Le progrès d'un pays, le progrès humain ne se réduisent pas à l'addition de quelques chiffres austères où s'entremêlent ventes d'armes et ventes de livres. Bien des choses qui ne coûtent rien valent pourtant quelque chose.
Discours " Pour faire bouger la France ", IDA Paris 12/10/94

Oui je parle au nom de cette France qui ne descend pas dans la rue, qui ne porte pas de pancarte, qui ne joue pas de son influence dans les coulisses du pouvoir et qui mérite pourtant d'être entendue, qui mérite d'être défendue.
Discours, Ballan-Miré, 09/09/95

La nationalité française est le bien précieux de tous les Français. La patrie, disait Jaurès, c'est la "propriété de ceux qui n'ont rien". C'était dire l'attachement des Français à ce bien commun que représente la nationalité. On ne peut y toucher qu'avec des mains tremblantes.
Le Figaro 16/12/97