Décentralisation :

Poursuivons la décentralisation. Et plus exactement, remettons la décentralisation à l'endroit. C'est-à-dire, partons du principe de la libre administration des collectivités locales et de la confiance aux élus. Donnons-leur par une ambitieuse réforme de la fiscalité locale, les moyens de leur responsabilité. Au risque de féodalités, opposons des contre-pouvoirs locaux, ouvrons de nouveaux espaces pour la démocratie, élargissons pour cela l'usage des référendums à l'initiative de ceux qui dirigent, mais aussi à l'initiative des citoyens eux-mêmes, au niveau local comme au niveau national.
Discours Idées-Action Paris 12/10/94

Dans une société moderne et complexe, les solutions ne viennent plus d'en haut, mais d'en bas. Rendons aux Français le pouvoir et les moyens de s'occuper de leurs propres affaires, de résoudre à la base les problèmes qui ne trouvent plus de solutions au sommet.
Le Contrat avec les Français 1997

Moins de pouvoirs aux bureaux, plus de pouvoirs aux citoyens.
Le Contrat avec les Français 1997

La nouvelle France, c'est celle qui redistribue les pouvoirs et rapproche les responsabilités de ceux qui peuvent le mieux les exercer.
Le Contrat avec les Français 1997

La centralisation, c'est le mal français. C'est la paralysie aux extrémités et l'apoplexie du centre. Un pouvoir plus proche des citoyens, c'est toujours un pouvoir plus attentif, plus efficace et plus économe. La décentralisation engagée devra être poursuivie car elle se traduit encore trop par un enchevêtrement des responsabilités, une addition des services et des administrations.
Quand les autruches relèveront la tête 1995

En accordant une plus grande plage de confiance à la régionalisation et aux pouvoirs locaux, bien des problèmes pourraient être réglés à ces niveaux. Nos grands systèmes bloqués comme l'éducation nationale ou la protection sociale devraient être gérés par le bas à partir du principe de l'autonomie
DNA 30/10/98


Décider :

décider, c'est trancher, faire des choix et à l'heure des choix on ne peut réunir tout le monde, le consensus est facile à faire sur le maintien du passé. Il est plus difficile sur des projets d'avenir, surtout lorsque ceux-ci bousculent le passé.
Quand les autruches relèveront la tête 1995

Démocratie Libérale :

La démocratie libérale, ce n'est pas la loi de la majorité, c'est le droit de la minorité, à commencer par la plus petite entité, la personne humaine.
Discours : Repenser la justice sociale 03/12/1996

La démocratie, au sens de la volonté générale, c'est le droit du plus nombreux, donc d'une certaine façon, aussi le droit du plus fort. Voilà pourquoi à l'idéal de contrôle démocratique il faut ajouter l'idéal de la diffusion de la limitation du pouvoir : celui de la démocratie libérale qui met des limites institutionnelles au pouvoir. La démocratie libérale, c'est le droit du plus faible, le droit de la minorité, et celui de la plus petite des minorités : la personne humaine.
Le Droit du plus faible 1999

Il y la démocratie, qui, au fond est le moyen de désigner qui a le droit de commander. Et puis il y a la démocratie libérale qui consiste bien sûr à désigner démocratiquement qui a le droit de commander, mais aussi à réfléchir sur ce qu'on a le droit de commander.
Discours " Les droits de l'homme avant tout " UPL Paris 08/04/99

Une démocratie libérale moderne, ce n'est pas une démocratie où l'Etat ou les hommes administrent les affaires des hommes ; mais c'est une démocratie où l'Etat assure la justice parmi les hommes qui administrent eux-mêmes leurs propres affaires.
Discours PR Fréjus 10/06/1987


Dépenses publiques :

Les risques sont pénalisés et les petits bénéfices engloutis dans le tonneau des Danaïdes des dépenses publiques.
Quand les autruches relèveront la tête 1995

L'argent public, celui des contribuables, c'est sacré.
Quand les autruches relèveront la tête 1995

Un franc d'argent public dépensé en moins, c'est un franc de consommation ou d'investissement privé en plus.
Quand les autruches relèveront la tête 1995

Le toujours plus de dépenses publiques est fini.
La Tribune 05/05/95

Il nous faudra apprendre à gouverner autrement, à gouverner moins cher.
Discours CN PR Lyon 28/01/95

Selon la formule d'Oscar Wilde "Ils connaissent le prix de chaque chose mais ne connaissent la valeur d'aucune"
Discours CN PR Port-Marly 05/12/92

La part de l'argent que l'on prélève et que l'on affecte à la dépense publique est, au fond la ligne de partage, la délimitation entre ce qui relève des choix collectifs et des choix individuels
Discours Assemblée nationale 25/04/2000

"Chacun pour soi, l'Etat pour tous. Je réglemente donc je pense. Je dépense donc je suis".
Discours Idées-Action Paris 09/03/94

Il doit être exclu d'augmenter ou de multiplier les impôts ; pour dépenser moins il faut dépenser autrement. Et donc réorganiser en profondeur les structures, les missions et les interventions de l'Etat.

L'histoire de ces dernières décennies a montré constamment que le jeu conjugué des intérêts organisés et du pouvoir politique conduit à "toujours plus" de dépenses publiques, "toujours plus" de loi, "toujours plus" d'administration, "toujours plus" de réglementation. On a identifié le progrès social à la distribution sociale. Or, tout le monde s'accorde maintenant à reconnaître que les rigidités accumulées au fil des ans, représentent aujourd'hui des obstacles à l'emploi et à la croissance. Nous arrivons à un point de rupture où l'on ne peut plus poursuivre cette fuite en avant. La machine à dépenser est en panne.
Cher Jacques Delors 1994

Nous devons baisser la part de nos dépenses publiques dans la richesse nationale. Il y a pour cela deux voies à emprunter : la première consiste à dépenser moins, en cherchant une meilleure efficacité de la dépense publique au travers de réformes de fonds. La seconde consiste à augmenter notre richesse nationale par une confiance plus grande dans la liberté d'entreprise et la liberté du travail.
Si le poids du char de l'Etat est trop lourd par rapport au moteur de l'économie marchande, on peut certes alléger l'Etat, mais on peut aussi chercher à augmenter la taille et le régime du moteur.
Les Echos 12/05/97

Développement local :

Le développement local ne se décrète pas, il se découvre et il se pratique. Il résulte d'une alchimie complexe qui repose sur une combinaison d'initiatives individuelles et collectives. La région dont je suis l'élu était il y a quelques années un point noir sur la carte du chômage : aujourd'hui, on la cite souvent en exemple en matière d'entreprises et de création d'emplois.
Quand les autruches relèveront la tête 1995

Droit :

Ce qui doit reculer, c'est l'Etat envahissant. Ce qui doit progresser, c'est la société civile et les règles de droit. Cela signifie concrètement que nous devons chaque fois que possible, substituer le contrat à la réglementation étatique et à la législation.
Discours " Une société de Droit "15/06/96

L'inflation, c'est .8000 lois, 400.000 décrets et règlements, 17.000 pages de JO chaque année sans oublier 20.000 textes d'origine européenne. Si nul n'est censé ignorer la loi, tout citoyen est un délinquant en puissance. Quand le droit bavarde, le citoyen ne lui prête qu'une oreille discrète.
Chers Compatriotes 1994

8.000 lois, 400.000 décrets et règlements, 1.7000 pages de JO chaque année sans oublier 20.000 textes d'origine européenne. Ce harcèlement textuel étouffe l'initiative, étouffe la vie.
Discours UPE PR 03/09/93


Le droit, c'est le sens de notre civilisation humaniste et occidentale, un ensemble de règles de juste conduite, valables pour des acteurs inconnus, à des moments inconnus, dans des circonstances inconnues et, le droit est antérieur à l'Etat. En tout état de cause, je crois que c'est là une conviction profonde que cette idée du Droit -cette idée qui est née en Grèce sur le terrain de la pensée libre, qui a été portée par le souffle du christianisme, qui a été traduite dans l'humanisme laïc par la Déclaration des Droits de l'Homme- est l'idée qu'il existe au-dessus du pouvoir, que ce soit celui d'un tyran, d'un monarque ou même d'une assemblée démocratique, des droits fondamentaux de la personne que l'on ne peut violer.
Discours " Une société de Droit "15/06/96

S'il y a eu déclin du Droit, c'est peut-être également parce que les mécanismes de notre démocratie, mêlés au phénomène des groupes de pression, ont fait en sorte que la loi -et la règle de droit qui en découle- n'est plus la recherche de ce qui est juste, mais bien plus la recherche de ce qui est opportun.
Discours " Une société de Droit "15/06/96


Droits de l'Homme :

Le temps se gâte pour les criminels d'Etat et les Etats criminels. Ce qui est vrai aujourd'hui pour Pinochet peut l'être tout autant demain pour Fidel Castro -responsable de milliers de cubains emprisonnés, torturés et assassinés- que pour les purificateurs ethniques, les intégristes fanatiques, les pouvoirs militaires aux méthodes criminelles, les dirigeants des systèmes totalitaires ou despotiques.
Le Monde 31/10/98

L'humanisme libéral, en proclamant les Droits de l'Homme, fait de l'homme la source du Droit, car l'homme possède de par sa nature même des droits inaliénables supérieurs à tout pouvoir.
Le Monde 31/10/98

Au moment où le siècle s'achève, après des dizaines de millions de victimes ayant connu les souffrances et les humiliations les plus extrêmes, voici qu'enfin nous retrouvons cette vérité première portée aujourd'hui par la conscience universelle : la source du Droit n'est pas dans l'Etat mais dans l'homme lui-même.
Le Monde 31/10/98

La non ingérence est souhaitable. Elle est liée à la souveraineté des Etats. Mais elle ne constitue pas un principe absolu. Celui-ci s'efface devant la défense des droits de l'homme, de ces droits "naturels et imprescriptibles" que sont "la liberté, la propriété, la sûreté, la résistance à l'oppression". La non ingérence ne peut être synonyme de non-assistance à peuple en danger.
Le Droit du plus faible 1999

Je n'ai jamais accepté cette "non-ingérence" imposée par le réalisme politique. J'ai été souvent révolté contre cet état de choses qui condamnait à l'impuissance politique, au nom de la raison d'Etat, toute volonté de défendre le droit des Russes, des Vietnamiens ou des Cubains à la liberté d'expression, à la liberté de conscience, à la liberté de circulation.
Le Droit du plus faible 1999


Droit de grève :

Le droit de grève, c'est le droit de cesser le travail dans une entreprise pour faire aboutir une revendication, ce n'est pas celui de bloquer un pays et d'empêcher les autres de travailler (…) Laisser faire la force, c'est promouvoir l'injustice d'une société où les politiquement forts l'emportent sur les politiquement faibles.
Le Figaro 04/11/97