En décembre 2000, Alain Madelin s'est rendu à Rungis pour soutenir l'ensemble de la filière bovine durement éprouvée par les récents développements concernant les farines animales. "On est en train de faire porter à l'ensemble d'une filière une suspicion généralisée qui n'a absolument aucun fondement" a-t-il estimé. Il a par ailleurs souligné qu'il y a à Rungis "au travers de tous ces signes de traçabilité, des filières absolument garanties sans farines animales, depuis 1987 ". Il a plaidé pour une "hiérarchisation des risques", critiquant le "principe de précaution" tel qu'il s'applique, puisqu'il est devenu un véritable "principe de panique" ou si l'on préfère, un "principe de précaution électorale". Ainsi, les acteurs de la filière "sont sûrement des victimes et pas des coupables" et ils "n'ont pas à faire les frais de cette carence de l'Etat. Il faut donc les aider". Comment rétablir la confiance ? Alain Madelin a rappelé que "La meilleure preuve est qu'ici, tous les bouchers, mandataires, éleveurs et producteurs n'ont pas renoncé à manger de la viande, c'est qu'ils sont sûrs de la qualité de leurs produits, c'est peut-être le meilleur signe de confiance". |
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