Une après-midi de réflexion, pour plusieurs centaines de responsables des comités de soutien "Alain Madelin 2002", placée sous le signe du débat autour du "Contrat avec les Français" d'Alain Madelin. 70 tables rondes qui ont permis d'aborder tous les problèmes qui se posent à la France (Réforme de l'Etat, éducation, sécurité, économie, 35 heures, fiscalité ou société civile) et de dégager les premières réformes qu'il faudra lancer au cours des 200 jours qui suivront l'élection présidentielle. Le symbole aussi d'une méthode où la proposition rencontre la réflexion avent de se traduire en action concrète. Les groupes de travail ont donc produit un nombre impressionnant de suggestions et idées qui enrichissent le programme d'Alain Madelin. La société change et vit une profonde mutation, puisque les "Français aiment l'entreprise" , premier constat dressé par Christian Liagre. Une France prête à travailler "plus de 35 heures" comme l'a rappelé Antoine Aoun. En effet, ce sont quelques 14 millions de Français qui souhaitent créer leur entreprise et nombreux sont ceux qui ont déjà un projet précis en tête. La recette du retour au plein-emploi est donc là encore faut-il favoriser cette aspiration, comme l'a souligne François d'Aubert, par une "réforme fiscale forte" créatrice de plus de compétitivité, d'une plus forte croissance et d'une redistribution de pouvoir d'achat en faveur des Français, véritable "mesure de justice sociale" selon Jacques Garello. Mais cette réforme économique n'est possible que si et seulement si on réforme en profondeur l'Etat. Cela suppose que l'on engage la décentralisation sur la voie de la régionalisation car, comme l'a rappelé Charles Million "tous les pays d'Europe ont adopté la voie de la régionalisation" , un choix d'efficacité et qui rend aux politiques publiques leur visibilité. Cette réforme est d'autant plus nécessaire que l'Etat connaît une crise de légitimité et qu'il faut donc reconstruire son action sur la "réalité locale" selon Nicole Ameline. L'impuissance de l'action publique apparaît aujourd'hui au moment où la criminalité ne cesse de progresser et où "tous les barrages ont cédé" comme le rappelait Bernard Plasait soulignant la nécessité d'une meilleure coordination des acteurs de la sécurité. Coordination qui passe par le sauvetage d'une "justice à l'abandon" où le nombre de magistrats est resté à peu près stable depuis 1914 comme le révélait Thierry Jean-Pierre. Insécurité devenue visible dans nos banlieues devenues, à leurs corps défendant, selon Pierre Cardo, "l'avant poste de la société française" et de ses dysfonctionnements auquel il nous appartient d'apporter des solutions concrètes permettant notamment aux Français de devenir "propriétaires de leur logement" comme l'a demandé Olivier Carré. Moderniser
la France suppose, ainsi que l'a dit avec force Dominique de Calan,
une "société
civile plus libre et moderne" et de nouveaux rapports sociaux
qui nous permettront, selon Philippe Austruy, de répondre
au défi du "vieillissement
de la population" et d'apporter des solutions concrètes
au défi posé par "l'étatisation
de la santé" depuis 1995. Défi de la santé
et des seniors qui nous pose la question de la rupture avec la culture
de l'assistanat mais aussi "défi
de l'école" qui exige un cadre plus souple et mieux adapté
aux évolutions de la société comme l'a souligné
Françoise Hostallier. Une société plus vivante
et plus forte où, selon Edwige Antier, le "rôle
de la famille" sera réaffirmé.
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