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à Anjouan, 18 février 2001 Alain Madelin a déclaré qu' "il ne peut y avoir de prospérité et de paix durable sans démocratie", à Anjouan, au lendemain de la signature du projet d'accord de réconciliation entre les trois îles de l'archipel des Comores. M. Madelin, qui effectue depuis vendredi et jusqu'à lundi un déplacement à la Réunion, à Mayotte et aux Comores, a jugé à propos de cet accord, qu' "il faut placer ses espoirs dans un processus démocratique qui permettra aux Comores de vivre ensemble et aussi, je l'espère, d'avoir des élections permettant de désigner des pouvoirs légitimes d'ici décembre". L'accord entre la Grande Comore, Anjouan et Mohéli, fruit de longues négociations, a pour but de mettre un terme à la crise séparatiste et institutionnelle provoquée par la déclaration unilatérale d'indépendance d'Anjouan en 1997 et par le coup d'Etat qui a mené au pouvoir le colonel Azali Assoumani à Moroni n avril 1999. M. Madelin a notamment visité l'hôpital de Mutsamudu, en proie à de graves difficultés d'approvisionnement en matériel et en médicaments en raison de l'embargo décrété sur Anjouan suite à la crise, où il a remis 150 kg de médicaments. Il a estimé que "le moment était venu pour la France de "mettre le paquet" pour essayer de soulager la misère de la population". "Je crois que l'accord va permettre de débloquer le mouvement humanitaire que je souhaite au profit d'Anjouan", a-t-il dit. M. Madelin a été accueili par le chef de l'île, le lieutenant-colonel Said Abeid Abdèramane, qui a pour sa part estimé que l'accord permettra de sortir les 3 îles des difficultés dans lesquelles elles sont et souhaité une levée "dans les prochains jours" de l'embargo. M. Madelin a également rencontré des opposants à la prison de Koki, où il a discuté avec trois anciens députés, l'Assemblée ayant été dissoute l'an dernier. Partisans d'un rattachement à la France, ceux-ci sont accusés d'avoir voulu empêcher une visite de l'ambassadeur de France en mettant du sable et des cailloux sur le piste de l'aéroport le 5 février. "Puisque l'accord est signé et qu'il y a une possibilité de paix civile retrouvée, je souhaite qu'il puisse y avoir une expression libre et démocratique du peuple anjouanais et que ses représentants, que vous êtes, puissent être libres et s'exprimer librement", leur a-t-il dit. "Je veux dire haut et fort qu'il ne saurait y avoir d'avenir à Anjouan en dehors de la démocratie et de la liberté", a ajouté M. Madelin. |