A. Madelin plaide pour "la liberté d"organisation des collectivités"

Mayotte, le 17 février 2001

Alain Madelin a plaidé, à Mayotte, pour "la liberté d'organisation des collectivités locales".

Alors que cette île manifeste son attachement à la France et a approuvé en juillet les grandes lignes d'un futur statut de "collectivité départementale", Alain Madelin, dont c'était la première visite, s'est félicité de ce choix. Il a toutefois attiré l'attention de ses interlocuteurs mahorais sur l'inévitahble évolution de l'organisation territoriale. "Dans 10 ans, on aura profondéement modifié ce qu'est actuellement le département", a-t-il dt lors d'une réunion avec des socio-professionnels.

Réaffirmant son souhait d'une décentralisation accrue, il a souligné que cette question entraînait une interrogation sur le nombre et l'utilitté des nombreux échelons administratifs (région, départemant, pays...).

"Certains disent que le département doit être supprimé. Moi, je suis pour que chacun s'organise selon son souhait", a-t-il affirmé. "On verra en Corse, en Savoie, en Alsace les deux départements disparaître au profit de la région, à l'inverse, en Bretagne, les départements ou les pays ont une identité forte", a-t-il expliqué.

"La France est appelée, dans un cadre cpmmun, à être beaucoup moins uniforme et à accepter la diversité", a-t-il fait valoir, soulignant qu' "à Mayotte, il y a une sorte de rectte multicolore de gens qui habitent dans la République".

La veille, à Saint-Denis-de-le-Réunion, M. Madelin avait clamé son opposition à la bi-départementalisation que le Premier ministre s'est engagé à mettre en application.

"Au moment où la Réunion a besoin de multiplier ses entreprises, on lui propose de multiplier ses départements", avait-il dit devant une centaine d'adhérents DL.

Il avait au passage agratigné M. Jospin, venu fin janvier, jugeant que l'île a "trop fait les frais des petites tournées, des démagogies parisiennes, un tour et puis s'en va, quelques belles promesses, quelques projets qui n'aboutissent qu'à enfoncer la Réunion dans une économie artificielle, et les paradis artificiels sont des paradis dangereux".

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