Excusez-moi si je dérange... c'est vrai, j'appelle un chat un chat, une injustice une injustice, un passe-droit un passe-droit... une sclérose syndicale une sclérose syndicale. Derrière nos déficits financiers, il y a des déficits de vérité et de courage. On a trop longtemps pratiqué la politique de l'autruche et refusé de regarder les réalités en face. Une nouvelle aristocratie d'Etat s'est installée au cur du pouvoir. Elle administre aujourd'hui près d'un franc sur deux et réglemente le reste. C'est elle qui fait obstacle aux réformes nécessaires. Si je me suis engagé parmi les premiers auprès de Jacques Chirac, c'est avec l'espoir d'un changement fort. Un espoir dont je me sens aujourd'hui comptable auprès des Français. A la suite de mon départ du gouvernement, j'ai reçu des dizaines de milliers de témoignages d'encouragement. Les Français en ont assez de "se serrer la ceinture", mais ils sont prêts à "se retrousser les manches". Ils sont prêts aux réformes, pourvu qu'ils en comprennent le sens. Pourvu qu'on sache les entraîner. Les réformes ne sont pas une punition mais une chance. Une chance pour tous. En politique, il faut savoir ce que l'on veut. Quand on le veut, il faut avoir le courage de le dire et quand on l'a dit, il faut avoir le courage de le faire. Le courage des vraies réformes.
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L'intervention au Kosovo est d'abord un fait politique. C'est un tournant dans l'Histoire des relations internationales et un bouleversement du droit. Cette ingérence dans les affaires intérieures d'un Etat au nom des droits de l'Homme bouleverse l'ordre d'un siècle marqué par la souveraineté absolue des Etats-nations, la confusion du droit et de l'Etat. Trop longtemps au XXe siècle, la force l'a emporté sur le droit. A la chute du mur de Berlin, les européens n'ont pas saisi la chance qui leur était offerte d'instaurer une Grande Europe, où le droit souverain des Etats s'effacerait devant les droits de l'Homme, la protection des minorités, la souveraineté de l'individu. Où le droit du plus fort céderait la place au droit du plus faible.
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Depuis la dernière guerre, l'historiographie officielle présente l'histoire économique de la France comme une montée continue de l'intervention de l'Etat soi-disant rendue nécessaire par les défaillances des mécanismes de régulation libéraux et par les insuffisances des entreprises privées. L'opinion publique, le monde intellectuel de leur côté seraient viscéralement anti-libéraux. La
France, certes, est en retard de réformes de libéralisation
sur le reste du monde. Mais il existe dans l'histoire économique
de notre pays une continuité libérale - qui s'exprime tant
dans la tradition philosophique et politique que dans le monde de la production
et de l'entreprise. Il ne s'agit pas seulement d'une succession de moments
isolés, mais d'une dynamique cohérente. Cet ouvrage rassemble les contributions des meilleurs spécialistes, réunies sous la direction d'Alain Madelin, dans le but de faire redécouvrir les grands auteurs libéraux français et de relire quelques grands événements - tels que la Révolution de 1789 ou le Plan de 1958. La lecture de l'Histoire commande au présent et à l'avenir. Pour entrer avec succès dans le prochain millénaire, pour prendre le tournant libéral qui a réussi dans le monde entier, il faut d'abord faire justice de l'idée reçue d'une France irréductiblement hostile au libéralisme.
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Créé à l'initiative d'Alain Madelin, Idées-Action exprime la revendication forte de citoyens responsables, convaincus qu'il n'y a pas de réforme possible si ceux qui agissent ne s'engagent pas. Dans une société souvent bloquée, bousculant l'aristocratie d'Etat, leur projet est de libérer l'initiative des Français, pour plus de justice sociale et des responsabilités mieux partagées. A la veille du débat présidentiel, Alain Madelin et Idées-Action s'engagent. Pas derrière un candidat, mais pour des idées, pour un programme, pour agir. Ce livre est donc un événement politique, le discours que beaucoup aimeraient entendre de la part du futur Président de la République. Il constitue une mine d'analyses, d'explications et de propositions qui serviront de références dans les semaines et les mois à venir.
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Ecole publique, école privée : et si la question était mal posée ? Ne serait-il pas temps de renvoyer au passé cette guerre trop fameuse? Bien sûr, c'est un devoir que de défendre le pluralisme scolaire chaque fois qu'il est menacé, Mais par-delà la liberté de l'école et des écoles, il y a la liberté de choisir le type d'enseignement que l'on veut pour ses enfants, quand ce n'est pas pour soi-même. Ici, la perspective traditionnelle s'inverse: ce n'est plus l'offre mais la demande d'éducation qui devient prioritaire. Ce qui importe, en effet, dans ce monde en pleine mutation qui est le nôtre, c'est que chacun puisse recevoir un enseignement adapté à sa personnalité, à ses capacités, et dont il puisse retirer toutes ses chances d'épanouissement. Cet objectif, que définit un souci de justice et d'efficacité, implique que l'Etat, en reversant l'impôt, finance l'éducation plutôt que l'école. Chaque individu bénéficierait ainsi d'un capital-éducation, lequel permettrait aux parents de choisir, à l'intérieur d'un paysage scolaire concurrentiel, ce qui, à la fois, leur semblerait le meilleur et le plus adapté à la demande de leurs enfants. Au menu scolaire obligatoire se substituerait donc une "école à la carte", système qui, me semble-t-il, répond par excellence à cet idéal de libéralisme pleinement assumé qui m'anime et que je crois indissociable de toute société démocratique véritable.
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