Alain Madelin, à l'invitation de Joël Garguery (Président du salon) et d'André Daguin (Président UMIH et Vice-président du salon), s'est rendu au salon Equip'Hôtel qui réunit, tous les deux ans, les professionnels de la restauration, de l'hôtellerie, des cafés et des collectivités du monde entier. L'occasion de rencontrer plus de 1.100 exposants et professionnels de ce secteur essentiel de la vie économique et qui nécessite la mise en place d'importantes réformes. Accompagné par Paul Dubrule ( Sénateur de Seine-et-Marne, Co-Président du Conseil de Surveillance d'Accor), Jean-Jacques Descamps (Maire de Loches, conseiller régional, ancien Ministre délégué au Tourisme) et de Christian Liagre (Président du Groupe Réponse), Alain Madelin a dénoncé le caractère uniforme et autoritaire de la loi sur la réduction du temps de travail et plaidé pour des réformes de fond, notamment en matière de taxation, permettant de moderniser le secteur. Des inégalités criantes Les taux de TVA appliqués sont source d'importantes inégalités entre les Français : *
Selon que les personnes peuvent accéder ou pas à une cantine
d'entreprise dont le taux varie de 0% à 5,5%. Un taux unique à 5,5% L'instauration d'un taux unique à 5,5% est un combat en faveur des métiers des "services de l'art de vivre", cela assurera le développement de ce secteur par rapport à la concurrence internationale et constituera un signal fort en faveur des entrepreneurs. Pour s'en convaincre il suffit de se rappeler que si la France avait un taux d'occupation, dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration, équivalent à celui des États-Unis, elle compterait 3.000.000 d'emplois supplémentaires. On comprend donc l'urgence de cette mesure au moment même où le chômage augmente pour le cinquième mois consécutif. Ainsi la baisse de la TVA relancera la création d'emplois dans le domaine de la restauration et de l'hôtellerie. Aujourd'hui, ce sont à peine quelque 10.000 à 18.000 emplois qui sont créés annuellement ; un taux à 5,5% assurerait la création de 40.000 emplois. Par ailleurs, cette diminution permettra aussi de mieux rémunérer les salariés et de mieux les former tout en faisant reculer le travail illégal. Est-ce qu'une telle mesure aggraverait le déficit des finances publiques ? De nombreuses études démontrent que l'effet croissance de cette disposition est de nature à compenser le manque à gagner. Une disposition à généraliser Pour essentielle qu'elle puisse être, l'hôtellerie restauration doit être un secteur pilote. En effet, au-delà de ses spécificités c'est l'ensemble des secteurs de services à forte intensité de main-d'uvre qui devra bénéficier d'une baisse réelle et substantielle de la TVA, devenant ainsi une source essentielle pour la création d'emplois. Ce combat ne saurait rester franco-français et doit aussi être mené au niveau européen pour progresser vers une réelle harmonisation fiscale, chose que la France, hélas, n'a pas été en mesure de faire durant sa présidence de l'Union Européenne l'année dernière.
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