Commentant l'attitude des autorités américaines sur le dossier de la sidérurgie, Alain Madelin à déclaré : "Je suis scandalisé par l'attitude des autorités américaines qui consiste d'un côté à prôner la mondialisation et de l'autre, pour de basses raisons politiciennes, à pratiquer le protectionnisme et à revendiquer l'exception sidérurgique". Il a ajouté que les USA "se trompent parce que ce n'est pas avec des mesures protectionnistes qu'ils redresseront leur sidérurgie malade". En 1986, alors qu'il était ministre de l'Industrie, Alain Madelin s'était trouvé confronté aux problèmes de la sidérurgie en France. "Nous avions hérité d'une sidérurgie en perdition, qui était un vrai gouffre pour le contribuable. Au lieu de pratiquer le dirigisme, j'ai pratiqué une politique de restructuration, d'ouverture et de libéralisation. J'ai nommé Francis Mer à la tête des deux groupes Usinor et Sacilor et aujourd'hui cette sidérurgie française restructurée, ayant tourné le dos au dirigisme, est devenue la première sidérurgie mondiale". "Cela
me fait un peu mal de voir aujourd'hui les Américains pratiquer
le protectionnisme pour se protéger de cette sidérurgie
européenne mais surtout française", a conclu Alain
Madelin. |