"Le défi de Montpellier"
Alain Madelin à Montpellier le 2 avril 2002

 

En déplacement à Montpellier, Alain Madelin, a lancé "le défi de Montpellier" en demandant aux autres candidats de s'engager sur des propositions précises pour remédier au "vrai problème" de la "crédibilité de la politique". "Je présente une vision, un projet, des propositions et une méthode de gouvernement assortis d'un calendrier de réalisation (...) de 200 jours. Je voudrais lancer le défi de Montpellier et inviter tous les autres candidats à faire de même", a-t-il rappelé en précisant que ce "contrat de confiance" implique qu'ils disent "clairement quelles sont les principales propositions qu'ils réaliseront dans les 100, 200 ou 300 premiers jours. Qu'ils disent clairement que s'ils n'ont pas réalisé l'essentiel de ces propositions, le contrat de confiance se sera rompu : vous tenez ou vous partez".

Rétablir la crédibilité du politique

Les autres candidats devront aussi s'engager fermement sur le fait que "si sur le chemin des réformes ils rencontraient (...) une difficulté, ils soumettraient le problème directement aux Français par referendum en s'engageant: je gagne ou je pars", comme Alain Madelin s'est engagé à la faire dans son programme des 100 premiers jours de gouvernement. Un engagement visant à rétablir la crédibilité du discours politique, sérieusement "entâchée" par une cohabitation de 5 ans, et qu'Alain Madelin a déjà mis en œuvre en 1995 "en quittant le gouvernement, j'ai montré que je tenais plus à mes convictions, à mes engagements qu'à mon poste".

"Jospin défenseur de la France qui freine !"

"Tout se passe comme si la cohabitation (...) avait délité les volontés, amoindri les convictions et ramolli les solutions. Jospin n'est pas Tony Blair et Chirac n'est pas Aznar", a-t-il souligné en considérant que Lionel Jospin "pousse le bouchon un peu loin lorsqu'il s'est fait le défenseur de la France qui travaille. J'ai plutôt l'impression qu'il est le défenseur de la France qui freine et qui grève en rond".

"Le vote de la préférence"

Le projet d'Alain Madelin est clair et précis et offre aux Français le choix des vraies réformes déjà mises en œuvre, avec succès, partout en Europe. Un choix que les Français ne se sont jamais vus proposer et qui leur permettra d'exprimer leur envie de modernisation. "La campagne commence maintenant" et les Français ont envie d'un débat fort leur permettant de faire des choix clairs ; analysant les projets des principaux candidats il a souligné que "quand ils font des propositions soit on dit qu'elles se ressemblent, soit on dit qu'elles sont irréalistes". Un exemple ? "Dire que l'on veut baisser le montant global de l'impôt sur le revenu, c'est un non-sens. Si trop d'impôt tue l'impôt c'est bien que moins d'impôt provoque des rentrées fiscales. Ce qu'il faut donc, c'est baisser les taux…pour que plus d'argent rentre dans les caisses de l'Etat".

Voilà pourquoi, dès le premier tour chaque vote comptera "au premier tour vous devez exprimer votre préférence" pour donner une orientation claire au rassemblement du second tour en rappelant que "le rassemblement du second tour de la présidentielle, c'est le rassemblement du premier tour des législatives: il faut un chef d'équipe, une équipe et un projet".