Depuis le début de la campagne électorale, Alain Madelin n'a cessé de se rendre dans les banlieues difficiles pour formuler, sur le terrain, des propositions concrètes pour redonner confiance et permettre "la réunification française". Aujourd'hui, il entend, dans cette dernière ligne droite avant le 21 avril, développer encore plus ses propositions. Assurer la réunification française est un devoir pour le futur Président de la République car "une part du pays, une part de la jeunesse, une part de nos cités fait aujourd'hui France à part". Si "le retour à la sécurité est une condition indispensable" pour cette réunification, ce serait une erreur de croire que le tout sécurité permettra de résoudre les problèmes de fond des cités. Toute exploitation électorale serait déplacée puisque "tout le monde est d'accord, ce n'est donc pas la peine de prendre cette question en otage dans la campagne". La sécurité condition indispensable mais non suffisante puisque nous devons "soigner le mal à la racine". Les habitants de ces cités ont "le sentiment, souvent justifié, que la France ne leur donne pas leur chance". Pour offrir à tous cette chance un premier pas, simple, est de lancer un "vaste plan d'accès à la propriété" car cela "change les comportements". Mais ce n'est pas tout car il faut aussi offrir aux parents "le libre choix pour l'école de leurs enfants afin de mettre fin aux écoles ghettos car la délinquance commence par l'échec scolaire". Cela suppose aussi plus de libertés pour les établissements avec des vrais statuts autonomes donnant naissance à "une école différente, pour traiter différemment des enfants différents". Logement, formation et bien entendu emploi, puisque sans travail il n'y a aucune perspective de promotion sociale. Alain Madelin propose de "développer des contrats d'accès à la formation pour les jeunes en galère". De même, les particuliers et les entreprises devraient avoir la possibilité de proposer des jobs en toute franchise de charge à hauteur de 400 euros, une mesure existant en Grande Bretagne et qui "marche très bien". "Mon
contrat avec les Français" : des proposition pour une Nouvelle
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