Interrogé sur une éventuelle dépénalisation du cannabis, Alain Madelin a estimé que "La dépénalisation, c'est absurde car c'est, d'un côté, envoyer un signal permissif quand, de l'autre côté, on maintient les trafics qui alimentent nécessairement une consommation, fut-elle dépénalisée". "En revanche, ce que j'ai toujours dit, parce que sur cette affaire il ne faut être ni laxiste ni hypocrite, c'est qu'il fallait revoir l'échelle des peines de la loi de 1970 qui est mal foutue : "91,6 % des consommateurs de drogue qui sont arrêtés ne passent pas devant un tribunal parce que la loi est terriblement lourde". Alain
Madelin plaide pour "réviser la loi de 1970 pour qu'elle
soit franchement appliquée après un grand débat devant
l'opinion". Dans le même temps il soulève l'"énorme
problème de ces trafics et de ces trafiquants qui proposent des
saloperies à nos enfants. Je suis le seul candidat à proposer
clairement de renforcer les moyens de la police et de la justice pour
démanteler les réseaux de trafiquants", rappelle
t-il, citant l'"amélioration de la loi sur les repentis"
et l'indispensable "protection des agents infiltrés dans
ces réseaux".
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