"Une France forte suppose des régions fortes"
Alain Madelin 11 janvier 2002

Alain Madelin a affirmé vendredi qu'il serait "sûrement dans cette campagne présidentielle le mieux-disant en matière de pouvoir régional. Il n'y a pas de réforme plus importante aujourd'hui que de décentraliser et de régionaliser", a déclaré Alain Madelin. "Je veux une France forte, et une France forte cela suppose des régions fortes. Il faut aller beaucoup plus loin que ce qu'on a fait pour la Corse", a-t-il ajouté, se déclarant favorable à ce qu' "un pouvoir réglementaire soit délégué aux régions".

C’est pourquoi il faut une "réforme constitutionnelle" visant à "inscrire dans la constitution le principe de subsidiarité". Ainsi "tout ce qui peut être fait au niveau de la région doit être fait à ce niveau, sans être obligé de remonter à Paris ou à Bruxelles", a précisé Alain Madelin, qui a déploré que "les régions n'existent même pas dans la constitution".

Alain Madelin a également suggéré de donner aux régions "une autonomie fiscale et les moyens de leurs nouvelles missions. A côté des grandes lois générales, qui bien sûr restent la norme qui s'applique à tout le monde, il faut être capables de faire du sur-mesure: l'urbanisme en Bretagne, ce n'est pas la même chose que dans les Hauts-de-Seine", a-t-il fait valoir.

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