Alain
Madelin a affirmé vendredi qu'il serait "sûrement
dans cette campagne présidentielle le mieux-disant en
matière de pouvoir régional. Il n'y a pas de réforme
plus importante aujourd'hui que de décentraliser et de
régionaliser", a déclaré Alain
Madelin. "Je veux une France forte, et une France forte
cela suppose des régions fortes. Il faut aller beaucoup
plus loin que ce qu'on a fait pour la Corse", a-t-il
ajouté, se déclarant favorable à ce qu'
"un pouvoir réglementaire soit délégué
aux régions".
Cest
pourquoi il faut une "réforme constitutionnelle"
visant à "inscrire dans la constitution le principe
de subsidiarité". Ainsi "tout ce qui peut
être fait au niveau de la région doit être
fait à ce niveau, sans être obligé de remonter
à Paris ou à Bruxelles", a précisé
Alain Madelin, qui a déploré que "les régions
n'existent même pas dans la constitution".
Alain Madelin
a également suggéré de donner aux régions
"une autonomie fiscale et les moyens de leurs nouvelles
missions. A côté des grandes lois générales,
qui bien sûr restent la norme qui s'applique à tout
le monde, il faut être capables de faire du sur-mesure:
l'urbanisme en Bretagne, ce n'est pas la même chose que
dans les Hauts-de-Seine", a-t-il fait valoir.
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