Une campagne placée sous le signe de la pédagogie !
Alain Madelin à Marseille
10-11 décembre 2001

Alain Madelin et Jean-Claude Gaudin

Alain Madelin s’est rendu à Marseille, une visite placée sous le signe de la diversité et du dynamisme. Rencontrant, en présence de Jean-Claude Gaudin (Maire de Marseille), les élus de la majorité municipale, Alain Madelin a plaidé pour "une stratégie de rassemblement le plus large possible pour pouvoir faire l’addition gagnante au second tour" de l’élection présidentielle, et inscrit sa démarche comme "valeur ajoutée à l'opposition". Il a aussi rappelé que "les législatives ne sont pas mises entre parenthèses" pendant la campagne présidentielle et qu’il avait "choisi de faire campagne en dehors de son parti pour créer un rassemblement aussi large que possible" comme le prouvent les 300 comités de soutien mis en place à ce jour et où de nombreux adhérents ne sont "membres d’aucun parti".


Rencontre avec les jeunes
du quartier de La Soude


Joignant le geste à la parole, Alain Madelin s’est ensuite rendu, en compagnie de Guy Tessier (Maire du 6ème arrondissement et député) dans le quartier de La Soude pour y rencontrer des jeunes. Il refuse de "faire des promesses stupides" et de rentrer dans une logique électoraliste. Trouver un job ? Un challenge, car lorsque "tu t’appelles Ahmed Machin-Chose et que tu dis que tu es de cette cité, j’imagine que ton CV n’est pas au-dessus de la pile". Avoir un logement ? Il faut une autre politique pour permettre l’accession à la propriété. L’école ? C’est celle "de la relégation". Autant de grands chantiers qu’il faudra aborder dès 2002 pour redonner confiance aux Français.


Rencontre avec les professionnels
de la sécurité (Prison des Baumettes)


Sur fond de crise profonde, Alain Madelin a multiplié les rencontres avec les acteurs de la sécurité (gendarmes retraités, représentants des syndicats de police ou personnels pénitentiaires à la prison des Baumettes). "La sécurité est la préoccupation majeure des Français. Le gouvernement apporte des réponses désordonnées là où l’on est en droit t’attendre des réformes de fond, à la hauteur de la montée de la criminalité. Les voyous auront peur de la police lorsqu’ils auront peur de la justice", or, "la délinquance est proportionnelle au risque d’être arrêté, multiplié par le risque d’être condamné, multiplié par le risque d’effectuer sa peine" demandant un plan ORSEC de 12 milliards de francs pour la justice puisque celle-ci "est embouteillée et freinée par la loi Guigou qui complique le travail des magistrats et des policiers tout en facilitant le boulot des malfaiteurs".

"La délinquance a été multipliée par deux en dix ans et on a diminué les places de prison de moitié dans le même laps de temps. Il est donc beaucoup moins risqué d’être un délinquant aujourd’hui qu’il y a dix ans". Voilà la cause principale du malaise de la police et de la gendarmerie. Y répondre suppose des "mesures destinées à restaurer la confiance dans les forces de l’ordre". Ainsi l’Etat pourrait verser lui-même les dommages et intérêts dus à un policier blessé lorsque le "voyou est insolvable".


Jacques Garello, Alain Madelin,
Patrick Trémège, Gérard Bramoullé,
et Dominique Tian


Enfin, le soir Alain Madelin a participé au lancement des 300 comités de soutien marseillais, venus rejoindre les autres comités existants à ce jour, témoignant de l’extraordinaire dynamisme d’une campagne axée sur les idées, où Alain Madelin souhaite "tenir le même discours aux fonctionnaires et à ceux qui ne le sont pas. Pas de démagogie, de la pédagogie !".

 

 

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