"Les gendarmes ont le sentiment
d’être laissés pour compte"
6 décembre 2001

Les manifestations actuelles des gendarmes sont "extrêmement graves" selon Alain Madelin. Il juge que "derrière le malaise de la police et de la gendarmerie s’exprime un besoin de respect", demandant au Premier ministre et au Garde des sceaux de "tout faire, en donnant aux parquets et à la justice les consignes les plus fermes pour que des actes d’injure, d’outrage, de rébellion, d’agression ou de menaces" envers les forces de l’ordre reçoivent "la sanction la plus lourde. C’est l’engagement que je prends".

"La question la plus importante pour la police et la gendarmerie c'est de se voir respecter dans leurs uniformes et dans leurs fonctions. Les gendarmes ont le sentiment d'être laissés pour compte. Il est très clair qu'il faut dire à la gendarmerie qu'à travail égal, il doit y avoir salaire égal".

"Il faut aussi tenir compte de leurs sujétions particulières en leur donnant des temps de récupération plus longs qui leur permettent une vie familiale plus normale" et "il faut enfin savoir les alléger d'un certain nombre de missions, comme les escortes ou différentes paperasseries administratives".

Imprimer