Je
constate que le sport comme la culture en général, est absent
du débat présidentiel pourtant, sans que l'on puisse dire
qu'il soit au centre des préoccupations des français, c'est
le thème qui alimente leurs conversations et occupe de plus en
plus de place dans leur qualité de vie. Je
veux garder nos champions à la maison. Pour arrêter l'hémorragie
de nos talents je m'engage à rendre nos clubs plus compétitifs
par des mesures fiscales, moins d'Etat et en libérant les initiatives
privées. Le sport professionnel doit être accepté
pour ce qu'il est, un spectacle. Est-ce que deux buts d'Anelka sur une saison valent 200 millions, la réponse est oui puisqu'il est cédé au même prix, à peu de choses près et j'ajouterais que dans ma bataille pour l'intégration, il faut faire rêver et je préfère voir les jeunes avec des maillots de Zidane que des tee-shirts de Ben Laden
J'ai
évoqué le football et le sport professionnel qui marquent
les esprits mais dans la grande réforme de l'Etat que je propose,
il a des réponses aux besoins de la grande masse des pratiquants. Notre pays est sous-équipé. Nos infrastructures sont obsolètes. L'équipement que nous réclamons n'est pas seulement à l'usage des pros, même si, à ma connaissance, il n'y a aucune grande métropole sans une enceinte indoor modulable de 10 à 20 000 places pour le basket ou le handball. Il faut parallèlement multiplier les petites surfaces de pratique du sport dans les agglomérations comme les play-grounds de New York. Si vous habitez Paris ou Lyon intra-muros, faire un peu de sport relève du parcours du combattant. Enfin, un aménagement à prévoir dans la mise en place du prochain gouvernement, la séparation de l'attelage Jeunesse et Sport. Il n'y a plus d'âge pour pratiquer le sport et la jeunesse a toujours été le parent pauvre du couple alors qu'elle nécessite que l'on s'y consacre avec des moyens autrement plus conséquents que le maigre budget qu'elle partage avec le sport. L'état des lieux est accablant : Désarroi des jeunes, démission ou impuissance des parents, échecs scolaire, délinquance juvénile, drogues et violence à l'école, viols collectifs, suicide chez les ados Tout cela occupera un ministère de la jeunesse à part entière,. Il est certes beaucoup plus médiatique de s'en prendre à Virenque ou à Armstrong qu'aux dealers qui empoisonnent notre jeunesse mais le dopage est un problème de société et de santé publique qui est de la compétence du ministère de la Santé qui devra, en concertation avec le reste du monde et les instances sportives mondiales, définir les frontières entre les soins, indispensables à la pratique du haut niveau, et le dopage qui est un délit. Le ministre des sports devra gérer harmonieusement la cohabitation entre le Sport professionnel et le sport de masse. Pourquoi opposer ou comparer le sport pratiqué par l'élite et celui dit " populaire " ? Les champions sont issus de cette masse qui les admire mais en devenant professionnels ils doivent automatiquement intégrer le cadre des activités du spectacle. Oui ! Libérer l'entreprise sportive pour la rendre compétitive et arrêter l'hémorragie de nos talents s'inscrit dans mon projet pour faire bouger la France.
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