Ministère de la Sécurité :
"Une mesure spectacle qui ne règle pas les problèmes"

Alain Madelin 16 avril 2002

 

Alain Madelin a rencontré, en présence de Thierry Jean-Pierre et Pierre Cardo, de nombreux magistrats, avocats et acteurs du système judiciaire exposant son programme en matière de justice. Revenant sur la proposition de création d'un grand ministère de la sécurité, développée par Jacques Chirac et Lionel Jospin, il estimé qu'il s'agissait "d'une tarte à la crème" et "une mesure spectacle qui ne règle pas les problèmes"

La sécurité au cœur de la campagne

Sur la double peine, Alain madelin estime nécessaire de procéder à un examen au cas par cas, jugeant qu'elle "est souvent choquante", notamment quand elle s'applique à des personnes installées en France. "Les problèmes de sécurité sont au coeur de la campagne", mais il a refusé de "prendre des postures sur cette question car cela revient à favoriser le maître es postures, Jean-Marie Le Pen. Je me méfie des matamores de tribune qui ont tôt fait de baisser les bras".

Un programme différent

Relevant un consensus dans les différents programmes, Alain Madelin a souligné ses "trois différences: augmenter le nombre de places dans les prisons, développer une vraie justice financière avec tous les moyens de son indépendance pour que la justice passe sur les affaires du passé car quand on a l'impression qu'en haut, on peut jongler avec les milliards de l'argent sale, cela relativise le vol d'un auto-radio". Enfin, "s'attaquer aux causes de la délinquance notamment en rendant les gens propriétaires de leurs logements et par le libre choix de l'école".

Alain Madelin a estimé qu'une réforme du juge d'instruction "n'est pas une priorité" et s'est dit partisan de la détention préventive car "la peur de la sanction est essentielle".

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