"Les Français ne veulent pas du match revanche de 1995"
Alain Madelin Marseille 17 avril 2002

A l'occasion de son dernier meeting de campagne, à Marseille, Alain Madelin avait réuni les responsables de ses 250 comités de soutien locaux. A cette occasion il a indiqué que "dans cette dernière ligne droite, tout le monde sent bien qu'il se passe quelque chose (...) qui déroute la météo des sondages. Quelque chose qui va déjouer tous les pronostics".

Un formidable appétit de changement

"On a voulu escamoter le débat du premier tour, réduire la liberté de choix des Français pour faire de cette élection présidentielle, après cinq ans de cohabitation tout aussi inutile que stérile, le match revanche de 1995. Et bien oui, il se passe quelque chose, les Français tout simplement n'en veulent pas", a-t-il ajouté.

Un débat escamoté mais qui se traduit pour les "deux favoris de la médiatisation" par un désaveu puisque ils ne "trouvent la confiance que d'un Français sur trois, ensemble ce qui montre qu'il y a un formidable appétit de changement". Evoquant les programmes des uns et des autres, Alain madelin a souligné que "quand trois Français sur quatre, à tort ou a raison, ne voient pas la différence entre le programme de Chirac et le programme de Jospin, c'est bien le signe qu'ils ont envie d'autre chose".

Le vote constructif

"A ceux qui se résignent à la résignation, à ceux qui sont tentés par la protestation inutile et stérile ou encore par l'abstention, je veux offrir un vote d'espoir et d'ambition, un vote utile et constructif, un vote qui soit celui d'un vrai changement pour rattraper tout le temps perdu".

Contrat de confiance

Evoquant le deuxième tour il a rappelé : "il n'y aura pas de chèque en blanc mais un contrat de confiance" car les voix qui se seront portées sur lui, "porteuses du changement fort dont la France a besoin et elles indispensables pour gagner". Ces voix là, "faites moi confiance pour (...) qu'elles ne soient pas trompées ou gâchées une fois encore (...) pour les faire peser de tout leur poids", a conclu Alain Madelin.