Réformer la France Alain Madelin en campagne en Bourgogne a rappelé, devant les élus locaux, qu'il était le candidat de la réforme et du courant modernisateur et libéral qui uvre partout en Europe. "Je veux être la réforme ajoutée dans le programme de Jacques Chirac, qui vise plus le centre, avec des réformes que je juge très tièdes, d'abord par rapport à celles que nous avions défendues ensemble en 1995, et très tièdes par rapport à ce que nous devrions aujourd'hui mettre en avant", a-t-il dit à Cuisery (Saône-et-Loire), "pour pouvoir l'être, il faut que tous ceux qui souhaitent cela le disent au premier tour". Une véritable décentralisation Une visite placée sous le signe de la rencontre des élus locaux et dont la gastronomie n'était pas absente ! En effet, après un déjeuner dans un restaurant gastronomique, dont il a visité les cuisines et où il a pris quelques idées pour ses propres préparations culinaires, Alain Madelin a visité une cave vinicole, rejoint par Charles Millon, venu en voisin de Lyon. A la mairie de Montbellet, en présence de nombreux élus locaux, Alain Madelin a exposé ses propositions pour une forte décentralisation. "Un autre candidat fait des propositions pour un referendum à l'initiative des élus locaux, c'est bien, mais il faut aussi un referendum d'initiative citoyenne pour qu'il y ait un équilibre des pouvoirs", a-t-il dit. La machine à perdre Devant la presse, il a aussi refusé à nouveau la perspective d'un "mouvement chiraquo-chiraquien" qui est, juge-t-il, "une machine à perdre". Il a précisé : "Imaginez que Lionel Jospin ait au second tour le projet de fondre toute la gauche plurielle dans un seul mouvement jospino-jospinien. Si tel était son intention, je peux vous assurer d'entrée de jeu qu'il a perdu les élections. Et ce qui est vrai à gauche le serait tout autant symétriquement à droite". Pour aller plus loin
|